Les (nouveaux) auvergnats friands de maisons s'installent en périphérie des grandes villes en Auvergne
Par Marc JESTIN MOBILIS le mardi 30 septembre 2008, 22:50 - Immobilier : Nous vous informons - Lien permanent
Le souhait d'acquérir une maison et l'évolution du marché immobilier incitent les acheteurs potentiels à habiter en dehors des grandes villes où le marché du logement individuel est moins développé que dans les communes des première et deuxième couronnes.
- La population auvergnate est en croissance
- C'est l'excédent migratoire qui permet cette croissance par l'arrivée de nouveaux auvergnats dans la région.
- Le phénomène de périurbanisation se diffuse de plus en plus largement.
Extension de l'étalement urbain
La pérurbanisation correspond au fait d'aller habiter « à la campagne » autour des centres urbains.
La dynamique de croissance de la population est forte dans les petites communes proches des centres urbains et montre que la périurbanisation s'étale en Auvergne, comme sur l'ensemble du territoire métropolitain, de plus en plus loin des villes. L'apport de population a été plus marqué dans les communes appartenant à une couronne périurbaine, confirmant ainsi la poursuite de l'étalement urbain.
Le souhait d'acquérir une maison et l'évolution du marché immobilier incitent les acheteurs potentiels à habiter en dehors des grandes villes où le marché du logement individuel est moins développé que dans les communes des première et deuxième couronnes.
1 337 000 habitants au 1er janvier 2007
La population auvergnate a progressé de 3 500 personnes par an depuis le 1er janvier 1999. Sur la période période, la population régionale a augmenté de 0,26 % en moyenne annuelle. Ce rythme annuel de croissance contraste fortement avec la baisse constatée les deux décennies précédentes. La population de l'Auvergne représente 2 % de la population métropolitaine.
C'est le mouvement migratoire seul qui alimente la croissance de la population auvergnate. Le taux de croissance de la population auvergnate dû à l'apport migratoire est de 0,31 % par an. Ce taux place l'Auvergne au 11e rang des régions les plus attractives.
Haute-Loire et Puy-de-Dôme en tête
Au niveau départemental, les hausses dans la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme sont supérieures aux baisses du Cantal et de l'Allier. La Haute-Loire et le Puy-de-Dôme bénéficient d'un net regain naturel et migratoire.
Au 1er janvier 2006, la population de la Haute-Loire est estimée à 218 000 habitants. Le rythme de croissance annuelle de sa population (+ 0,61 % par an entre 1999 et 2006) place la Haute-Loire en tête.
La hausse démographique du Puy-de-Dôme est plus limitée : Au 1er janvier 2006, la population du département atteindrait 623 000 habitants, soit une progression annuelle de 0,44 % depuis 1999.
Un dynamisme démographique qui se diffuse sur un axe central Brioude - Vichy
Le territoire bénéficiant du plus fort essor démographique s'est fortement étendu. Entre 1990 et 1999, il était restreint à l'aire urbaine clermontoise et à l'espace compris, en Haute-Loire, entre les agglomérations du Puy-en-Velay et de Saint-Étienne. Il intègre désormais une large bande centrale de Brioude à l'aire urbaine vichyssoise, le long des principaux axes autoroutiers régionaux et de la vallée de l'Allier. En Haute-Loire, le dynamisme démographique s'est également largement développé sur l'ensemble du département à partir des axes de circulation Clermont-Ferrand - Le Puy-en-Velay - Saint-Étienne.
Évolutions de la population dans les communes de moins de 10 000 habitants entre 2004 et 2007 :
Source : INSEE, janvier 2008

