Quelques polluants présents dans les espaces confinés
Le monoxyde de carbone (CO)
La fumée de tabac environnementale (Tabagisme passif)
Les moisissures
Les endotoxines
Les acariens
Les allergènes d'animaux domestiques
Les fibres minérales artificielles
Les composés organiques volatils (COV)
Les aldéhydes
Les oxydes d'azote (NOx)
L'Observatoire de la qualité de l'air intérieur classe ces polluants en quatre catégories à risques :
- Composés organiques volatils, COV
- Particules présentes dans les fibres minérales artificielles (particules fines de moins de 10 microns ou PM 10.)
- Microbiologiques (allergènes d'animaux, bactéries, champignons, moisissures.)
- Humidité.
Le cas des Composés Organiques Volatils, COV
Les composés organiques volatils (ou COV) regroupent une multitude de substances qui peuvent être d'origine naturelle ou liées aux activités humaines.
Les COV comprennent 210 espèces et 23 grandes familles.
Ils sont toujours composés de l'élément carbone et d'autres éléments.
Leur volatilité leur confère l'aptitude de se propager facilement et d'être absorbés facilement quand nous respirons. On les retrouve parfois jusqu'à très loin de leur lieu d'émission.
À l’échelle planétaire, les sources naturelles de COV sont pour 90 % des rejets, mais dans les régions industrialisées, ces sources deviennent souvent minoritaires. Les secteurs d’activités les plus fortement émetteurs de COV sont les transports routiers, l’industrie, l’agriculture, et le tertiaire.
Les effets de la pollution sur la santé
Le corps médical scientifique liste ces risques touchant la santé. Ils portent à la fois sur
- le système immunitaire (asthme, allergies),
- l'appareil respiratoire (irritation autre qu'asthme),
- les cellules (cancers) et sur
- le système cardio-vasculaire.
L'effet des COV est spécifique et dépend de leur famille ainsi que du taux de concentration du polluant dans l’air.
La toxicité des COV est due d’une part à la toxicité directe de certains COV, mais également à la formation de composés secondaires. Différents troubles liés aux COV ont été identifiés. Les fréquences et délais d’apparition de ces troubles varient en fonction du type de polluant, de la concentration, de la durée d’exposition, de votre sensibilité et de nombreux autres facteurs.
- Irritations cutanées (hydrocarbures halogénés ou aromatiques)
- Irritation des yeux (hydrocarbures aromatiques non substitués comme les BTEX, noyaux benzéniques substitués)
- Irritation des organes respiratoires (hydrocarbures aromatiques diisocyanates de toluène)
- maladies et troubles cardiovasculaires (toluène, chloroforme, méthylchloroforme)
- Troubles digestifs (benzène, toluène, hydrocarbures halogénés :CH3Cl, CCl4...)
- Troubles rénaux ou hépatiques (les BTEX, cumène, hydrocarbures halogénés aliphatiques
- Maux de tête (la plupart des COV)
- Troubles du système nerveux (hydrocarbures aromatiques et halogénés, dichlorométhane, chloroforme, toluène, benzène)
- Actions cancérigènes et mutagènes (benzène, hydrocarbures non saturés — alcènes, oléfines...— qui peuvent être transformés en composés toxiques, certains hydrocarbures halogénés aliphatiques : dérivés chlorés de l’éthylène, du butène et du butadiène ; et certains composés aromatiques : styrène, benzène)
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